La face cachée de la survie : la vie après un diagnostic de cancer infantile
Joel Lampert, PsyD |
Il y a quarante ans, quand Ukandu a vu le jour, le taux de survie relative à cinq ans pour un enfant diagnostiqué d'un cancer était d'environ 58 %. Aujourd'hui, ce taux est passé à près de 85 %. C'est le fruit de décennies de progrès dans les traitements et les soins de soutien. Rien qu'aux États-Unis, plus d'un demi-million de personnes vivent aujourd'hui en tant que survivants d'un cancer infantile, et ce nombre continue de croître chaque année.
Ces chiffres représentent quelque chose de profond : des enfants devenus adultes, parents, enseignants, artistes, scientifiques, défenseurs de causes, et bien plus encore. Ils représentent des familles qui ont retenu leur souffle pendant tout le traitement — pour enfin respirer une fois la survie acquise. Ils représentent l'espoir devenu réalité.
Et pourtant, même si les taux de survie s'améliorent, le chemin ne s'arrête pas à la rémission.
Le traitement est souvent éprouvant, et ses effets peuvent durer toute une vie. À 45 ans, près de 95 % des survivants d'un cancer infantile auront développé au moins un problème de santé important lié à leur diagnostic ou à leur traitement. Les survivants présentent des risques accrus de maladies cardiaques, de cancers secondaires, de troubles endocriniens et de difficultés cognitives. Ils sont plus susceptibles de souffrir de dépression et d'anxiété que leurs pairs, et beaucoup connaîtront des symptômes de stress post-traumatique à un moment de leur vie.
Ces défis dépassent le seul plan physique. Un diagnostic de cancer pendant l'enfance croise des étapes critiques du développement émotionnel, cognitif et social. Les survivants peuvent rencontrer des difficultés dans leurs études, leur emploi, leurs relations et leur autonomie — des étapes de vie qui peuvent sembler plus difficiles à atteindre après avoir passé des années formatrices à l'hôpital plutôt qu'en classe. La recherche montre de façon constante que le bien-être psychosocial n'est pas séparé de la santé physique ; il influence directement les résultats à long terme, y compris la survie globale.
Mais cette histoire a une autre facette : le soutien change tout.
Les programmes communautaires aident les enfants et les familles à renouer des liens, à retrouver confiance socialement et à redécouvrir la joie. Le soutien par les pairs et le mentorat permettent aux jeunes survivants d'aborder la vie après le traitement avec plus de résilience. Les interventions psychosociales fondées sur des données probantes, comme la thérapie cognitivo-comportementale et les programmes centrés sur la famille, réduisent l'anxiété, la dépression et le stress post-traumatique tout en améliorant la qualité de vie globale. De fait, l'estime de soi et le lien social comptent parmi les plus forts prédicteurs du bien-être à long terme, dépassant souvent même les facteurs médicaux.
Et ce besoin de soutien ne s'arrête pas à la fin du traitement — il dure toute une vie.
Pourtant, trop souvent, les familles disent se sentir peu soutenues une fois les soins actifs terminés. Les échanges sur la santé émotionnelle, l'identité et la vie de survivant à long terme sont fréquemment limités, voire absents. Beaucoup de survivants disent ne s'être sentis que partiellement — ou pas du tout — soutenus pendant cette transition décisive.
C'est là qu'intervient Ukandu.
Nous croyons que chaque enfant, chaque survivant et chaque famille touchée par le cancer pédiatrique, y compris celles qui font le deuil d'une perte, mérite une communauté qui comprenne à la fois ce qu'ils ont traversé et ce qui les attend. Nous existons pour combler les manques que le système de santé traditionnel ne peut pas toujours combler ; en proposant des camps, des retraites, des liens entre pairs et un soutien psychosocial dont l'efficacité est prouvée pour aider les familles à guérir et les survivants à s'épanouir.
Où que tu en sois dans ton parcours — en plein traitement, en train de découvrir la vie d'après, des années après être devenu survivant, ou en train d'accompagner quelqu'un que tu aimes — tu as ta place ici.
Chez Ukandu, il y a une place pour toi.
Nous sommes là pour t'accompagner sur ton chemin de retour vers la joie.
More Than Medicine est la nouvelle série de blog d'Ukandu, créée et animée par le directeur clinique d'Ukandu, Joel Lampert, PsyD, qui partage des histoires, des réflexions et un soutien pour les familles qui luttent contre le cancer infantile. Joel est spécialisé dans l'accompagnement des enfants et des familles confrontés à des défis médicaux et psychologiques complexes, en particulier le cancer infantile. Originaire de l'Oregon, il a obtenu son doctorat à Pacific University et a suivi sa formation en pédiatrie à Children's Home Society of Idaho. Reconnu pour des soins empreints de compassion et de sensibilité culturelle, il a fait partie de l'équipe médicale du Randall Children's Hospital et continue d'accompagner la nouvelle génération de cliniciens en tant que mentor.